Un living-lab, en quelques mots ...
Il regroupe des acteurs publics, privés, des entreprises, des associations, des acteurs individuels avec pour objectif principal de "tester grandeur nature" des servuces, des outils ou des usages nouveaux. Il permet ainsi de vérifier qu'une innovation développée dans un laboratoire de recherche va apporter une réelle utilité aux usagers pour lesquels elle a été conçue.
Un living lab est par nature ouvert : les mots partage et implication des usagers eux mêmes représentent le point central.
Il se caractérise par :
- Une démarche participative de l'utilisateur, profane ou professionnel
- La capacité de concevoir de nouvelles offres
- La prise en compte de la dimension sociale, lieu charnière entre intérêts publics et privés
- C’est un espace ancré dans un territoire bien défini : puissance publique, collectivités territoriales, chercheurs, travailleurs sociaux, entrepreneurs et représentants de grands groupes, industriels , artisans, membres d’associations, citoyens...
Rendre le citoyen responsable...
L'un des objectifs attendu est de créer de nouvelles sources de valeurs au travers d’une nouvelle forme d’innovation. C’est un outil puissant pour mettre en pratique l’intention de faire de l’usager un acteur «responsable».
L'impliquer dès le début de la réflexion, partager ces valeurs et comprendre qui il est permet de mieux répondre à ces besoins et ces attentes. En échange, le citoyen prend conscience des enjeux économiques, financiers ou écologiques par exemple auxquels les acteurs publics ou privés sont confrontés.
Le développement des living lab sur la thématique de la santé (Lille par exemple avec le projet Humanicité) permet au citoyen de mieux comprendre les enjeux économiques et sociaux que représentent la filière des personnes âgées, du vieillissement et de la dépendance. En prenant en considération dès le début les attentes des citoyens pour mieux prévenir les problèmes qui surgissent en vieillissant (aménagement de son habitat, services à la personne, domotique, ....), il devient alors mieux préparer tout en partageant et échangeant sur ces propres envies, attentes ou besoins.
Living-Lab, créateur d'une innovation sociale...
L’innovation technologique est au second plan. "L’innovation sociale c’est une nouvelle idée, approche ou intervention, un nouveau service, produit ou une nouvelle loi, un nouveau type d’organisation qui répond plus adéquatement et plus durablement que les solutions existantes à un besoin social bien défini, une solution qui a trouvé preneur au sein d’une institution, d’une organisation ou d’une communauté et qui produit un bénéfice mesurable pour la collectivité et non seulement pour certains individus. Elle constitue une rupture avec l’existant".
Sans oublier que ...
Depuis 2006, un agrément de l’association ENoLL (European Network Of Living Lab) a permis de labelliser le premier living-lab français : l’ICT Usage Lab à Sophia Antipolis. Depuis le réseau s’est largement développé en France avec 47 living-labs sur 320 au total dans le monde. Cet engouement a même suscité le lancement d’une association France Living Labs, soutenue par ENoLL. L’association apporte un appui opérationnel à ses membres titulaires, organise et anime la mise en réseau, promeut les approches Living-Lab, contribue à la maturation et la progression des Living-Labs français et francophones.
Pour en savoir plus :
Effectivement, on a toujours oublié de voir de près l'aspect social des découvertes dans le temps. Ce nouveau concept est l'outil qu'il faut pour.
Rédigé par : monte escalier | 05/09/2012 à 21:54